
👵 Nos grands-mères ne buvaient pas n'importe quoi
On a longtemps cru que leurs buffets en formica cachaient des trésors poussiéreux.
Des bouteilles ambrées qu’on regardait avec un mélange de respect et de méfiance.
Suze.
Saint-Raphaël.
Lillet.
Dubonnet.
Des noms qui sentent la nappe amidonnée, les verres ballon et les discussions qui durent.
Et pourtant.
Ces flacons que l’on pensait rangés au rayon “souvenirs” reviennent aujourd’hui sur les cartes des bars les plus pointus. Les bartenders les redécouvrent, les twistent, les allongent au tonic, les glacent, les modernisent.
Parce qu’avant le Spritz industriel et les cocktails Instagrammables, il y avait déjà une chose que nos grands-mères maîtrisaient parfaitement :
👉 l’art de l’amertume.
👉 l’équilibre.
👉 le temps long.
Et si la fête des grands-mères était finalement l’occasion parfaite de remettre ces apéritifs à l’honneur ? Parmi ces trésors oubliés, quatre noms méritent qu’on les ressorte du buffet.
🟡 Suze : l’élégance de l’amertume
Créée à la fin du XIXe siècle, la Suze est élaborée à partir de racine de gentiane.
Son profil est net, végétal, légèrement terreux, avec une amertume franche qui ouvre littéralement l’appétit.
Longtemps cataloguée “apéro du dimanche”, elle est aujourd’hui redécouverte par les bartenders pour sa précision aromatique. Allongée au tonic, servie très fraîche avec un zeste d’agrume, elle redevient d’une modernité bluffante.
🔴 Saint-Raphaël : le quinquina de caractère
Rouge ou ambré, il développe des notes d’orange confite, d’épices et de plantes.
Servi frais, nature ou sur glace, il incarne un apéritif structuré, moins sucré qu’on ne l’imagine, et terriblement gastronomique.
⚪ Lillet : le chic bordelais
Né à Bordeaux, le Lillet est un vin apéritif assemblé avec des liqueurs d’agrumes.
Blanc, rosé ou rouge, il joue la carte de la fraîcheur et de l’élégance.
S’il a connu une renaissance grâce au Lillet Tonic, sa vraie force reste son équilibre : tension du vin, douceur maîtrisée, notes d’orange et de fleurs blanches.
C’est peut-être le plus “facile d’accès” des apéritifs à l’ancienne — et le plus consensuel à table.
🔵 Dubonnet : l’icône Art déco
Très populaire au début du XXe siècle — et immortalisé par d’innombrables affiches — il offre une bouche ronde, légèrement épicée, avec une amertume discrète en finale.
C’est l’apéritif des grandes tablées, des conversations longues, des dimanches qui débordent.
🧊 Comment servir les apéritifs à l’ancienne… aujourd’hui
On oublie le verre poussiéreux à température ambiante.
Ces apéritifs méritent mieux.
🟡 Suze
👉 Version moderne : Suze & Tonic
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6 cl de Suze
-
10 cl de tonic premium
-
Beaucoup de glace
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Zeste de citron ou de pamplemousse
Ultra frais, végétal, apéritif parfait avant une planche de charcuterie un peu grasse (porc noir, coppa affinée…).
🔴 Saint-Raphaël
👉 Version minimaliste : sur glace, twist d’orange
-
8 cl de Saint-Raphaël Rouge ou Ambré
-
Glaçons généreux
-
Écorce d’orange pressée au-dessus du verre
Simple. Élégant. Parfait avec un fromage affiné ou un pâté en croûte.
⚪ Lillet
👉 Version convivialité : Lillet Tonic
-
5 cl de Lillet Blanc
-
10 cl de tonic
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Rondelle de concombre ou fraise selon la saison
Plus léger, plus accessible, idéal pour un apéro en terrasse ou un début de soirée.
🔵 Dubonnet
👉 Version rétro chic : Dubonnet & zeste
-
7 cl de Dubonnet
-
Servi très frais
-
Zeste d’orange ou de citron
À accompagner d’olives, d’amandes grillées ou d’une terrine rustique


Le Saint-Raphaël appartient à la grande famille des quinquinas : des vins aromatisés aux écorces de quinquina, historiquement utilisés pour leurs vertus digestives.



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